Il
s'appellent Ornella, Moustapha, Anaïs, Nour, Adam ; ils vivent aux
quatre coins du monde, ne se connaissent pas, mais partagent un point
commun : ils savent fermer les yeux pour apprécier l'instant présent ou
tout simplement vivre autre chose.
Pour
le chat Moustapha, fermer les yeux lui permet de ne pas être repérable
la nuit ; chez le petit garçon Akil, les yeux fermés est un signe de
courage, alors que chez Nour, ils signifient un moment de tendresse... A
chacun son instant à soi ; il y a autant de significations qu'il y a de
yeux fermés sur la Terre.
Fermer
les yeux c'est se couper du monde, intérioriser, se souvenir, jouer ou
encore aimer. Dans tous les cas, ce moment reste un instant pour soi,
secret. Néanmoins, il n'est jamais un moment blanc ou rien ne se passe.
Salimata "a sous les paupières l'atlas du monde et l'annuaire. Les yeux fermés, il n'y a plus qu'à les relire" . Le jour de son anniversaire, Medy (illustration de couverture) en profite ; "il formule un très long vœu et personne ne peut le faire à sa place." Enfin, malgré "la chair glacée par le vent", Adam ressent moins la morsure du froid dès qu'il ferme les yeux.
Géraldine
Alibeu partage avec ses lecteurs un moment de plénitude.
L'environnement se remplit de coton, on est bien, on tourne les pages
tranquillement. On prend plaisir à découvrir les illustrations aussi
douces que les mots. Faits de tissus et de fils, les personnages
dégagent paix intérieur et tranquillité. Ainsi, avoir les yeux fermés devient un instant rare qu'il s'agit de privilégier, histoire d'en profiter et d'être en accord avec soi-même.
A lire, les yeux ouverts, à partir de 3 ans.