Pour conclure une année de lectures...

.... je donne la parole à d'autres passionnés qui ont eu la gentillesse de me livrer leur lecture marquante de cette année qui s'achève. Pas de classement, pas de promotion, juste un moment de partage entre nous.



Marie Hélène Gauthier
Maître de conférence en philosophie à l'université de Picardie.
Auteure de La Poéthique : Paul Gadenne, Henri Thomas, Georges Perros, (éditions du Sandre). 

La rue qui monte, Michel Lambert (L'Age d'Homme)
Christine Bini
Agrégée d'espagnol; écrivain
Responsable éditoriale du site expert ENS/DGESCO de La Clé des Langues.
Rédactrice littéraire pour Encres Vagabondes et la revue La Règle du Jeu
Mon sommeil sera paisible, Alain Absire (Gallimard)
Présentation : Robespierre, entre l'ici et maintenant et l'interrogation sur la postérité, rencontre Marie, une jeune artiste du Cabinet de curiosités Curtius. Alain Absire nous offre une vision expressionniste de la Révolution française et un portrait saisissant de l'Incorruptible. 


Christine Marcandier
Maître de conférence à l'université d'Aix-Marseille
Critique littéraire à Médiapart
Autour du monde de Laurent Mauvignier (Minuit)
Parce que ses 60 premières pages m'ont coupé le souffle, comme cela arrive rarement, très rarement dans une vie. Pour sa manière de dire le monde autour d'une date charnière (le tsunami au Japon, le 11 mars 2011) et de faire de cette date collective le lieu d'exploration de l'intime comme des forces qui traversent le globe. Parce que la vague, durant un an, "aura parcouru la Terre comme pour rappeler que tous les objets du monde sont reliés entre eux d’une manière ou d’une autre et qu’ils se touchent les uns les autres" et qu'elle est la force même du roman.

 Emmanuelle Caminade
Rédactrice littéraire
Putain de pupitres, Park Bum-Shin (Decrescenzo éditeurs)

Milca  Benedit
Lectrice et blogueuse
Big Brother de Lionel Shriver (Belfond)


Christelle Salvan
Lectrice
Le dernier gardien de Ellis Island, Gaëlle Josse (Noir sur Blanc)


Céline Leroy
Traductrice littéraire
Radio Ethiopie de Steve Erickson (2014, Actes Sud)

Alain Kewes
Ecrivain, éditeur, lecteur, gratteur de chat et documentaliste.
Retenir les bêtes de Magnus
Mills, (ed. Cambourakis) (2000 & 2014). 
Désespérant et jubilatoire à la fois. 

Jostein
Lectrice de romans contemporains, rédactrice du blog Sur La route de Jostein et Chroniqueur littéraire sur un webzine rennais Unidivers
Hérétiques de Leonardo Padura (Métailié)




Eric Pessan
Lecteur autant qu’écrivain, auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Il écrit des romans, des textes en compagnie de plasticiens ainsi que des pièces de théâtre. Il est membre du comité de rédaction de Remue.net et de la revue Espace(s) du Centre National d’Etudes Spatiales.
Pilonné de Mathias de Breyne
(Editions du Croquant)








Laura Derajinski
Je suis traductrice littéraire de métier, j’ai la chance de travailler avec des maisons passionnantes et passionnées comme Gallmeister, Sonatine ou Mirobole. En compagnie de deux associés, j’ai par ailleurs créé cette année une maison d’édition jeunesse, les éditions Père Fouettard.
Jeremiah Johnson, Le Mangeur de Foie de Raymond W. Thorp et Robert Bunker, traduit par Frédéric Colon (éditions Anacharsis)





Fanny Chiarello
Auteur de romans pour adultes et adolescents, est publiée par les éditions de l'Olivier, l'Ecole des Loisirs, Points et Pocket. 
Son prochain roman, Dans son propre rôle, paraîtra en janvier 2015.
Epépé  de Ferenc Karinthy  (Zulma,2013).







Marie Chartres
née en 1977 et est libraire jeunesse à Bruxelles. Elle a publié quatre romans aux éditions de L’École des Loisirs et deux récits à destination des adultes aux éditions du Chemin de Fer et des Inaperçus.
Des hommes en devenir de Bruce Machart, un recueil de nouvelles merveilleux d'empathie (Gallmeister)




Eric Bonnargent
Lui-même ne sait pas qui il est vraiment...
J’aurais eu plaisir à parler d’Un été en famille (Seuil, Fiction & Cie) d’Arnaud Delrue, un remarquable premier roman, hélas passé inaperçu. Son écriture sans fioriture, aiguisée comme une lame de rasoir est au service d’une histoire familiale dont l’atmosphère se fait de plus en plus oppressante jusqu’à l’étonnant dénouement final. Mais bon, Virginie m’a demandé de ne parler que d’un livre : ce sera donc Karnaval
de Juan Francisco Ferré. Plusieurs raisons à cela : tout d’abord afin de saluer le fantastique travail des Editions du Passage du Nord-Ouest qui leur permet de dénicher des livres extraordinaires, mais aussi parce que Juan Francisco Ferré est un immense écrivain. Après La Fête de l’âne, consacré au terrorisme basque, Ferré part d’un nouveau fait d’actualité : l’affaire Strauss-Kahn. Nulle trace cependant d’une « réalité augmentée » à la manière d’un Régis Jauffret : Karnaval est une farce romanesque qui n’est parfois pas sans rappeler Aristophane, tant Ferré ne craint pas d’être excessif dans l’humour, la dérision et même la vulgarité. Mais Karnaval est aussi et surtout un roman d’une grande intelligence, non seulement dans sa composition, mais dans son propos. La vie libertine de celui que Ferré appelle « le dieu K », Dionysos moderne, n’est finalement qu’un prétexte pour établir un constat lucide et donc désespéré sur notre société et son système économique. Puisque le mot « chef-d’œuvre » est galvaudé, je ne l’emploierai pas. Mais Karnaval n’est cependant pas loin d’en être un.


Marie du Crest
Agrégée de lettres
Lectrice de théâtre qui parfois aime revenir au roman, aux nouvelles et à la poésie.

Trois femmes puissantes de Marie NDiaye, Prix Goncourt 2009 (Gallimard)
Marie-Laurence Caudron
Professeur documentaliste, lectrice dilettante, et parfois professionnelle...

Le Chardonneret de Donna Tartt (Plon)
Hélène Sturm
Je suis écrivain, cinéphile, cynique et cynophile mais je préfère les chats et le chocolat.

Pétrole de Pasolini (Gallimard)
Christine Beaussart
Scientifique de formation (glaciologue)
Lectrice 
Esquisse au crayon de ma théorie des espèces de Charles DARWIN aux éditions slatkines (2007).








Posts les plus consultés de ce blog

ZERO K, Don DeLillo

Le Gardien des choses perdues

Une Chance minuscule, Claudia Piñeiro