Roby ne pleure jamais, Eric Simard

Ed. Syros, août 2013, 45 pages, 3 euros
Illustrations de Stéphanie Hans

Leçon de tolérance


"C'est plutôt bien que les hommes me fassent un procès. Si je meurs, au moins je mourrai en humain."
Roby est né robot, destiné à âtre le compagnon de jeu de petits humains. Dans sa nouvelle famille d'accueil, Cyrielle est devenue celle qu'il doit protéger et amuser. Or, très vite, Roby développe d'étranges sensations inconnues pour lui jusque là: il ressent de la douleur quand les caïds du collège le frappent, mais surtout, il éprouve de la tendresse pour sa maîtresse. Il est désormais un "roboïde".
Tout bascule le jour où Roby, lassé de servir de souffre douleur à une bande d'adolescents, décide de se défendre. Mais, il n'est pas bon de porter la main sur des humains lorsqu'on est un robot...

Eric Simard a joué sur la corde sensible du jeune lecteur pour bâtir son récit. En effet, même né sans cœur, son petit héros développe des sentiments et une âme. Certes, l'histoire est très manichéenne (les bons d'un côté, les méchants de l'autre), mais le ton reste juste, et le message sur la tolérance prend toute sa dimension.

Un petit livre, un petit prix pour expliquer aux plus jeunes comment avoir le respect de la différence.

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