Longue vie aux dodos, Dick King-Smith

Ed. Gallimard jeunesse, Folio cadet, novembre 2002, 128 pages, 6 euros

Concentré d'espièglerie!


Les presque cent vingt pages peuvent rebuter les jeunes lecteurs frileux, mais les chapitres sont courts et intenses, si bien que ce roman peut se lire en plusieurs fois sans pour autant perdre de son intérêt.
 L'auteur fait des dodos, animaux au physique peu probable disparus au dix septième siècle, les personnages principaux. Ils répondent aux doux prénoms de Florence, Victor, Bertie ou Béatrice, et ont en commun une incroyable naïveté couplée d'une absence quasi totale d'instinct du danger.
Alors, lorsque "les singes des mers" accostent sur leur île pour les chasser, ils ne songent même pas à se sauver ou à se cacher! La nature leur vient en aide quand un typhon les débarrasse des hommes, mais amène un autre fléau: les rats!
C'est grâce à l'aide d' un rescapé, un perroquet répondant au nom de Sir Francis Drake, que les dodos vont continuer à vivre paisiblement, se reproduire, et surtout chercher un nouvel eldorado pour fuir l'ennemi.
Le récit est bien écrit, sans temps mort, mais il faut être un bon lecteur pour en comprendre toutes les subtilités et les jeux de mots. L'auteur n'hésite pas à faire référence à des personnages historiques en appelant la méchante rate "Lucrezia Borgia" ou deux dodos; Victor et Hugo!
L'histoire est originale, le thème, à ma connaissance, n'a jamais été exploité. Enfin la fin et l'épilogue entretiennent le mystère.
En conclusion, un bon roman jeunesse dépaysant et rafraîchissant!

A partir de 9 ans.

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