Little Big Bang, Benny Barbash

Ed. Point Seuil, traduit de l’israélien par Dominique  Rotermund, janvier 2013, 152 pages, 5.7 euros.


Terriblement Vert!


Cette fable moderne à faire pâlir le mythe de Philémon et Baucis raconte l'itinéraire d'un homme normal, "un peu gros" peut-être, qui, un matin, se retrouve avec une branche d'olivier poussant dans son oreille! Impossible de lui enlever sans lui arracher des cris de douleurs...
Cette symbiose entre l'arbre et l'homme est le prétexte pour l'auteur de faire un parallèle avec le conflit israélo-arabe.
 Selon l'écrivain,"il est impossible de rêver à une séparation sans risquer de déchiqueter les deux partis".
 Le narrateur et fils de la victime raconte ce "big bang" familial et les réactions de chacun, ce qui nous vaut quelques réflexions hilarantes des personnages en présence . La médecine ne peut rien faire, même le charlatan se retrouve déconcerté, alors, faute de solutions, la famille se décide à rencontrer un spécialiste arabe de l'olivier qui vit en territoire occupé....
En utilisant le ressorts de la comédie, Benny Barbash s'attaque aux idées reçues et donne son avis sur le conflit qui divise son pays. L'olivier, symbole de liberté, qui pousse dans le corps d'un juif qui ira chercher de l'aide auprès d'un arabe, est une allégorie forte. Le narrateur, du haut de ses treize ans, raconte naïvement ce qui se passe, et c'est au travers des réflexions des adultes qui l'entourent que le lecteur décèle la gravité des propos tenus. On peut dire à juste titre que cette histoire fantastique est une fable contemporaine (la fin en est la preuve) qui se lit de bout en bout avec plaisir et bonne humeur.
C'est court, distrayant, mais sans passion.

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