Ava préfère l'amour, Maïté Bernard

Ed. Syros, collection grand format, avril 2014, 331 pages, 16.9 euros

Tome 4 des aventures d'Ava dont la particularité est de voir les fantômes. Un cinquième tome est prévu bientôt. Les tomes peuvent se lire indépendamment les uns des autres.


En perte de vitesse


"Une consolatrice aide les fantômes à trouver la paix définitive. Les familles de consolateurs sont extrêmement rares. Parfois ça remonte à la nuit des temps."
Ava est dans le coma depuis qu'elle a été agressée par un puissant fantôme, Théo, dans le tome 3. A son réveil, elle se rend compte qu'Harald, le spectre viking taciturne est à son chevet, ainsi que sa mère Victoire. Justement, elle se doit d'avoir une explication avec elle, car elle a découvert qu'elle aussi avait le don de voir les fantômes. Seulement, Victoire n'a jamais assumé, l'a caché et le sujet est tabou.
Ava, future consolatrice des îles Anglo-normandes, sent qu'elle est trop jeune pour ce fardeau. En plus, elle est amoureuse d'Alistair, et à seize ans, on a le droit de profiter de la vie... Dès lors, elle s'évertue de faire comprendre à sa mère que ce rôle lui incombe. Ava mène donc sa propre enquête sur les raisons pour lesquelles Victoire a décidé de taire son don. La piste la mène sur l'île d'Aurigny, et plus particulièrement sur la plage aux jonquilles où un fantôme pirate, Edward, accompagné des naufragés du bateau Minotaure, font régner la terreur, et ont transformé ce lieu de détente et de bain, en une zone de non-droit.
Victoire, acculée, lui raconte son secret, et décide d'aider Ava et les autres à consoler les fantômes errant sur cette plage afin de rétablir la situation. Mais, c'est sans compter sur les ruses d'Edward, et les discordances internes entre spectres...

Ava est en pleine crise d'adolescence, et prend des libertés avec ses parents afin de les faire réagir et éviter le pensionnat dans les îles espagnoles.
Le roman se lit sans heurt, sans passion non plus, avec l'étrange impression parfois de relire la même chose. Il manque un je-ne-sais-quoi pour donner de l'oxygène aux personnages et leur permettre de se renouveler.
Le suspens est quasi inexistant, si bien que le lecteur devine parfois la suite de l'intrigue.
Enfin, les titres de chapitre à rallonge, souvent drôles dans les trois derniers livres, deviennent agaçants et surtout sont à côté du contenu.
On sent que la série est à bout de souffle, à moins que ce ne soit une stratégie de l'auteure pour terminer la saga sur une apothéose.

A partir de 12 ans.

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