Sous la pluie, Olivier Adam

Ed. Ecole des Loisirs, collection Médium, août 2004, 109 pages, 8.7 euros

Maman est folle, on n'y peut rien


Antoine est fils unique. De l'extérieur, ses parents et lui ont l'air d'une famille normale. C'est vrai qu'Antoine est un peu dans les nuages à l'école, mais rien de dramatique. Mais, une fois la porte de la maison refermée, le climat change: sa maman semble un peu "à l'ouest". Elle sort sous la pluie la nuit, ou arrête la voiture au bord d'un chemin pour dormir,ou passe du rire aux larmes en un clin d'œil. Le lecteur adulte comprend vite que la dépression a niché son nid dans la maison d'Antoine, mais Olivier Adam a choisi de décrire cette maladie avec le regard d'un enfant de dix ans. Des colères du père qui n'en peut plus "d'avoir honte" des coups de folie de sa femme, au préado qui tente de gérer une mère imprévisible tout en ayant son premier émoi amoureux, l'auteur offre un roman tendre, plein de bons sentiments sur un sujet sensible et délicat, véritable maladie "moderne".
 Pas de jugement, juste le fait de "faire avec" et de rester unis. Les échanges entre enfants frisent parfois la caricature mais ont le mérite de rester vraisemblables. A cause de ses parents Antoine a grandi et s'est responsabilisé trop vite, néanmoins, la vie continue et le livre se termine par une note "pleine de lumière".

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