NEWSLETTER (16)

 

 Rendez-vous hebdomadaire du samedi, la Newsletter vous propose des liens vers des articles littéraires (ou non) de la semaine, et un récapitulatif de mes lectures en cours,  de mes coups de cœur,  et pourquoi pas, parce qu'il y en a aussi,  de mes coups de gueule! 

 

Dans un article de Bibliobs consacré aux traducteurs, Jacques Drillon écrit:
"En principe, le traducteur est un auteur. Cela signifie que son nom doit apparaître sur la couverture de l'ouvrage (ou au moins apparaître quelque part !)"
Or, force est de constater que le nom du traducteur passe souvent à la trappe, non pas sur les livres, mais dans divers articles consacrés aux ouvrages (mea culpa, cela m'arrive aussi...) Et pourtant, si chaque critique littéraire, si chaque blogueur littéraire faisait l'effort, on constaterait rapidement que les traducteurs deviendraient célèbres aussi.
Une bonne traduction donne vie au roman; pas facile de bien manier à la fois la langue française et la langue étrangère tout en respectant le style de l'écrivain! Pas facile de faire honneur au subjonctif, aux jeux de mots, aux néologismes, sans retirer le sens global, sans ôter "la substantifique moelle" du récit.
Sans eux, point de découvertes littéraires étrangères, point de lectures hors sentiers battus. Ainsi, Jacques Drillon explique comment est perçu ce métier dans le monde de l'édition et comment les traducteurs tentent de vivre de leurs traductions:





Jeffrey Dahmer, surnommé le Cannibale de Milwaukee est le sujet d'une BD fascinante écrite et illustrée par un de ses anciens camarades de classe. Mon ami Dahmer de Derf Backderf (Editions Çà et là)  ne se veut ni moralisateur, ni complaisant, ni accusateur, mais aborde l'itinéraire plus que glauque du Serial Killer, du jeune gars qui tuait les animaux, à l'adulte alcoolique assassinant ses partenaires sexuels.  Emma Aurange nous en parle sur le site Myboox, avec des extraits de planches:
http://www.myboox.fr/actualite/mon-ami-dahmer-une-plongee-terrifiante-dans-la-psyche-du-cannibale-de-milwaukee-c-28934.ht



Les passionnés de séries ne sont pas passés à côté de Homeland, proposée en diffusion sur Canal +. La saison 3 vient de commencer sur la chaîne cryptée. Pourtant, il y a eu moins de pub, moins de tapage, moins de... tout finalement. J'ai vu les deux premières saisons, et déjà la seconde m'avait valu quelques moments de perplexité, comme par exemple le SMS envoyé depuis le bunker de la maison blanche, à un terroriste basé au Liban, pour l'informer qu'il doit fuir pour ne plus être dans le viseur du fusil, le tout passant sans problème... Bref, je suis allée jusqu'au bout de cette saison sans beaucoup d'entrain. Et, finalement, les deux premiers épisodes de la saison 3 ne m'ont guère passionnée; la sauce ne prend plus.
Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir ce ressenti car les Inrockuptibles nous expliquent qu'il faut pourtant continuer à y croire un peu, quand même...
 http://www.lesinrocks.com/2014/01/30/cinema/homeland-saison-3-y-croit-encore-11466141/
... alors que l'Express invoque un grand n'importe quoi ponctué de moments de grâce
 http://www.lexpress.fr/culture/tele/homeland-saison-3-qu-est-ce-que-ca-vaut_1319001.html
Affaire à suivre, donc!

Sinon, côté lectures personnelles, j'ai lu et aimé:
- La meilleure part des hommes de Tristan Garcia (Folio, Gallimard)
- Last exit to Brooklyn de Hubert Selby Jr (voir la Newsletter 15) (Albin Michel)
J'ai terminé un polar jeunesse de Maud Tabachnik Si tu meurs, elle reviendra (Flammarion) qui m'a laissée quelque peu perplexe...

Enfin, sur ce blog, les articles les plus lus cette semaine sont:
- Mer agitée à très agitée, Sophie Bassignac
- Une part de ciel, Claudie Gallay 

Bon week end livresque,  de toute façon il n'y a rien à la télé!