Ecriture: MARRE DE MES OREILLES ! (7)






CHAPITRE 7
1, 2, 3, …

              Le temps passe vite lorsqu’on s’amuse. J’avais presque oublié ce pourquoi j’étais là. Le retour de l’infirmière dans notre chambre me fit recouvrer la mémoire. Elle m’installa sur un lit à roulettes afin que le brancardier puisse m’emmener au bloc opératoire
-      Courage ! Me dit maman avant de me quitter. Je t’aime très fort.
-      Prête ?  Garde moi une place au chaud dans la salle d’opération, ajoute Marie avec un clin d’œil.
Je me retiens de pleurer pour paraître plus forte, mais je me sens toute seule tout à coup et ne trouve personne vers qui me réfugier. De toute façon, il est trop tard pour reculer.
Allez zou, c’est parti ! Sur mon brancard, tel Aladdin sur son tapis volant, je commence mon périple à travers les couloirs gris et les ascenseurs de la clinique jusqu’à aboutir dans la salle d’opérations. Celle-ci ressemble beaucoup à ce que j’ai déjà vu dans les séries télé, le chirurgien et les infirmières  aussi d’ailleurs : mêmes blouses, mêmes masques de protection, mêmes gants.
-      Bonjour Héloïse. Tu me reconnais même si je porte un masque ? Me demande le Docteur Delatour. Tout d’abord je vais te mettre un bonnet pour protéger tes cheveux puis dégager tes oreilles. Ensuite, mon collègue que voici te posera le masque pour t’endormir.
Tout ce petit monde habillé de vert s’affaire autour de moi : on me parle doucement, on me prépare…; je me rassure peu à peu. Enfin, je me retrouve avec un masque en plastique sur le nez et la bouche.
-      Alors, maintenant Héloïse, tu vas respirer profondément. Tu vas compter tout haut jusque dix.
L’air du masque a une odeur bizarre.

- Un, deux, trois,…  j’ai envie de dire quatre mais mes paupières sont lourdes, lourdes, trop lourdes, si bien que je ferme les yeux et je m’endors

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