Black Out, Brian Selznic

 Ed. Bayard Jeunesse, mars 2012, traduit de l'anglais par Danièle Laruelle, 636 pages, 16.9 euros

Un livre en mots et en images


Pour le créateur d'Hugo Cabret, Brian Selznick, il faut concevoir son œuvre comme "un livre en mots et en images". Dans ce dernier opus, il présente l'histoire de Ben Wilson, 9 ans, orphelin et sourd depuis qu'il a été touché par la foudre, bien décidé à retrouver la trace de son père inconnu, seulement à partir d'une signature sur un marque page. Et puis, tout en images, l'auteur plonge le lecteur dans les aventures de Rose, jeune sourde et muette, échappée de sa maison où elle est enfermée, bien décidée elle aussi à retrouver sa mère. Ces deux personnages errent dans les rues de New York, visitent les mêmes endroits, sauf que le petit garçon évolue en 1977, et la jeune file en 1927!
On sent bien que le dénouement fera rejoindre les mots et les images, tellement les deux histoires prennent une tournure parallèle et présentent un effet miroir.
Les deux héros ont en commun la surdité, la quête d'un proche et le sentiment persistant de solitude. Ainsi, quelque soit l'époque, quelques thèmes demeurent intemporels.
Black out ne tire pas son originalité du contenu, en effet, le récit présenté est courant en littérature jeunesse, mais de sa forme. L'alternance récit en mots, récit en images qui au dernier tiers se réunit, n'est pas fréquente. Elle oblige le jeune lecteur à porter une attention soutenue aux illustrations car sinon, la compréhension totale de l'histoire lui échappera.
Finalement, ce roman jeunesse mérite une attention particulière pour la qualité du graphisme, la mise en page, et la présentation de l'intrigue.
A partir de 11 ans.

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